« Si t’as pas de fric, t’es pas d’ici » : on l’attendait sur l’immigration, Magyd Cherfi revient par la fracture sociale. En huit brefs récits vifs et tendres, mixant un sens du rythme festif et une acuité qui porte à la mélancolie, l’ex-parolier de Zebda fait un sort aux pièges de l’identité nationale et des horizons confisqués.
Les paradoxes et les débordements de l’amour maternel qui exclut et paralyse au lieu d’émanciper, la petite mort des illusions, les coups de boomerang du rock’n’roll engagé, la violence des rites d’initiation de terrain vague, les rêves de sensualité inassouvis, chaque texte est une tentative d’inventer la langue et le vocabulaire inédits de sentiments tus, trop longtemps retenus.
Et c’est à la seule force du verbe que Cherfi feinte et cogne et fait voler en éclats de littérature brute les impuissances entretenues et l’acharnement d’un destin qui toujours le renvoie « chez les défaits les sombres les aplatis les miens » – sans jamais plier, et sans geindre, jamais.

36px-Award-star-gold-3d Prix Marguerite Audoux 2007

36px-Award-star-gold-3d Prix Beur FM 2008

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