Je m’incline devant tous les lampadaires, la tulipe et sa queue, le b.a.-ba qui fait un jour les premiers pas, la lune vue d’en bas, l’oiseau de Saint Denis, l’instituteur d’après, le voleur et le poil, la feuille et son angoisse d’être immaculée.Je m’incline devant l’escargot pas penaud, la plèbe et la gratin dauphinois, je m’incline devant l’auxiliaire avoir, Souchon même Voulzy, le cuir et le barbelé.

Je m’incline bien sûr devant le boxeur, Mitosyl et le riz Basmati, la quatrième de couv’, le salut militaire et mon pire ennemi, je m’incline devant tous les Saint-Honoré, la raison du plus fort et l’année 62, encore je m’incline devant les biographies, les livrets de famille, le derrière cambré, les films de Kéchiche, les cons en rangs d’oignons et les rebelles en bois. Devant la mort et la plus petite des causes, devant ma mère et l’économie de marché, les malheurs de Sophie, les hics et les canards, le tir aux pigeons et tout le bois de Boulogne et je m’incline encore devant les CDD, l’arbitre sans ballon, les lignes de départs, la vie et l’avis de tous les observateurs. Le tract et le décret, l’isoloir et ses proches et le frère à Fidel.

Je m’incline devant l’arbre qui écrasera l’algéco du sans abri, laissez moi m’incliner devant le vague à l’âme, devant la colère éphémère de tant de connards et d’aussi grands salauds, les égoïstes fiers de ne rien partager et la haine qui se rappelle à mon bon souvenir, si je penche enfin devant l’infinie tristesse, la saleté du monde et son inspiration du ciel, si je le fais devant la pire des saletés, jamais je ne m’inclinerai devant les gens du seizième.

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